L’Institut National de la Femme dissipe les malentendus qui entourent ses prérogatives républicaines. Face à un afflux constant de requêtes diverses et parfois éloignées de sa mission originelle, l’institution publie une mise au point officielle pour rappeler aux citoyens le cadre légal de ses interventions. Cette initiative clarifie publiquement les situations précises qui relèvent de sa compétence, rationalise le traitement des dossiers et oriente efficacement les usagers vers les juridictions appropriées.
Le mandat exclusif de l’organisation se concentre strictement sur la promotion de l’égalité des chances et la lutte implacable contre les violences basées sur le genre. Les interventions de l’institution couvrent principalement les cas de violences physiques, d’abus sexuels, de harcèlement et de discriminations spécifiques liées à la condition féminine. L’administration ne se substitue en aucun cas aux tribunaux civils pour arbitrer les litiges de droit commun, tels que les conflits fonciers, les querelles familiales de voisinage ou les contentieux financiers, qui relèvent des instances judiciaires ordinaires.
Cette clarification administrative préserve la crédibilité et l’efficacité de cette haute institution. En refusant de se laisser dévoyer par des plaintes hors sujet, l’organisme demeure un bouclier juridique performant et réactif pour les femmes véritablement en détresse. Ce recadrage opportun désengorge les services d’écoute et concentre les ressources disponibles sur la traque des véritables prédateurs sociaux, garantissant ainsi que la justice et l’équité restent les piliers fondamentaux de la protection du genre au Bénin.
Marie-Immaculée VODOUNSI
