Le Conseil économique et social (CES) entame une nouvelle étape de son fonctionnement avec un bureau dirigé par d’éminentes personnalités. À l’issue de l’élection des membres de son bureau, ce mercredi 22 juillet 2026, Abdoulaye Bio Tchané a été porté à la présidence de l’institution. Il sera assisté de Conrad Gbaguidi, premier vice-président et de Pascal Essou, deuxième vice-président. Les trois personnalités arrivent à ces postes de responsabilité après avoir occupé, jusqu’à une période récente, des fonctions importantes au sommet de l’État.
L’élection du bureau constitue une importante étape dans l’installation de la 8ᵉ mandature du CES, après la désignation et l’installation de ses différents membres. Institution constitutionnelle, le conseil économique et sociale a pour mission essentielle d’émettre des avis et recommandations sur les grandes questions économiques, sociales, culturelles et environnementales afin d’éclairer les pouvoirs publics.
L’élection d’Abdoulaye Bio Tchané à la présidence du CES intervient après que ce dernier ait passé plusieurs années au cœur de l’action gouvernementale. Jusqu’à la formation du gouvernement issu de l’élection présidentielle d’avril 2026, il occupait les fonctions de Ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale.
Après son élection, dans ses premières déclarations, le nouveau Président du CES a dévoilé ses priorités. Il entend renforcer l’utilité de l’institution en s’appuyant sur l’expertise des conseillers pour produire des avis et propositions répondant davantage aux attentes des pouvoirs publics et des citoyens.
Sa feuille de route repose sur quatre axes : renforcer l’utilité du CES, améliorer sa proximité avec les populations, intensifier le dialogue entre les institutions et développer son ouverture diplomatique à l’international. Abdoulaye Bio Tchané souhaite également que les travaux du Conseil portent sur des préoccupations majeures telles que le pouvoir d’achat, l’emploi des jeunes, la souveraineté alimentaire, la sécurité, la défense du territoire et l’inclusion sociale.
L’ancien Président du CES, Conrad Gbaguidi, est élu Premier vice-président du CES de cette huitième mandature. Il connaît bien l’institution. Il en assurait la présidence depuis la mise en place de la précédente mandature, issue de la réforme engagée en 2024. Il exerce désormais les fonctions de Médiateur de la République dans le cadre de la nouvelle organisation de cette institution.
Dans son message après la passation de témoin, Conrad Gbaguidi a dressé le bilan de ses seize mois à la tête du Conseil. « En seize mois, nous avons fait résonner la voix de la démocratie consultative, cette troisième voix qui ne commande ni ne s’oppose, mais qui éclaire les gouvernants », a-t-il déclaré. À l’endroit de son successeur, il a dit remettre le témoin « à un homme dont le parcours parle pour lui » et lui faire confiance « pour porter plus haut le flambeau ». Il a également assuré poursuivre son engagement au service de la République dans ses nouvelles fonctions. Conrad Gbaguidi a exprimé sa gratitude au Président Patrice Talon pour la réforme du CES et au Président Romuald Wadagni pour la confiance placée en lui.
Élu deuxième vice-président du CES, Pascal Essou arrive aussi à cette nouvelle charge après une récente responsabilité institutionnelle. Il occupait jusqu’à date récente, le poste de Médiateur de la République.
Avec ce bureau, le Conseil économique et social est désormais dirigé par trois éminentes personnalités ayant une expérience récente de la conduite des institutions publiques. Cette équipe aura la responsabilité de donner un contenu concret aux réformes engagées et de renforcer la place du CES dans le dialogue entre les pouvoirs publics et les différentes composantes de la vie nationale.
Il faut signaler que cette nouvelle mandature intervient au terme d’un chantier de réforme engagé en 2024 et poursuivi en 2026. La loi organique du 17 juillet 2024, modifiée en mars puis en juillet 2026, a revu l’organisation, les missions et le fonctionnement du Conseil économique et social. Ces réformes ont notamment renforcé son ancrage territorial et son rôle d’interface entre les citoyens et les pouvoirs publics.
Les membres de la huitième mandature du Conseil Économique et Social (CES) ont donc officiellement à partir de ce mercredi 22 juillet 2026 un nouveau bureau à l’issue des travaux tenus au siège de l’institution à Cotonou. L’ancien , Ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané a désormais la responsabilité de piloter les orientations stratégiques et les travaux des cinq prochaines années de l’institution.
Cette nouvelle mandature rassemble un éventail de personnalités issues du monde politique, économique et des organisations professionnelles, désignées par les plus hautes instances de l’État pour représenter l’ensemble des territoires et des forces vives de la Nation.
Au titre des membres désignés par le Président de la République figurent Isidore Gnonlonfoun, Epiphane Honfo, Ablawa Lucie Sessinou, Safiatou Bassabi Issifou Morou, Akim Odoubi, Fadinatou Orou Seko, Gaston Yolou, Mariétou Tamba, Salissou Idrissou Mohamed, Dramane Ouolou, Abishaï Akpalla, Monique Yenoussi, Geoffroy Kouessi Akossou, Zephyrin Kindjanhounde, Borgia Santos Tawès N’Bouke, Célestin Guidimey, Grégoire Tohondo, François Gbodo, Yves Patrick Djivoh et Joseph Josoué Mehou Tolidji.
Du côté de l’Assemblée nationale, les personnalités retenues comptent Kokou Lucien Houngnibo, Valentin Aditi Houdé, Guy Mitokpè, Emmanuel Zossou, Eniola Awaou Bissiriou, Marcellin Fagbohoun, Sanni Mama, Christophe Agbodji, Cyprien Togni, Sandrine Kiando, Thomas Yombo, Moumouni Arouna, Marcellin Worou Aka, Serge Odounbourou, Cilles Houndolo, Denise Degbedji, Florentin Chaou, Waliath Wabi, Euric Guidi, Felix Alowanou, Félix Akplakou, Isidore Zinsou, Célestin Hounsou, Sofia Onifade, Titilayo Adjaï, Adéniran Alain Gbotche, Léopold Djodjo, Dominique Atchawe et Lambert Agongbonon.
Enfin, l’assemblée s’enrichit de cadres éminents et de personnalités désignées tant au niveau national que départemental pour représenter le secteur privé, la société civile et les professions réglementées.
Flora HOUNSOUNOU
