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Histoire / LE ROI GUÉZO : Grand-père de BEHANZIN et Grand Administrateur

Guézo, transcrit aussi Ghézo ou Gezo, né prince Gakpe fût roi de Danhomé (Bénin actuel). Il régna de 1818 à 1858.

Le roi Guezo tient une place à part dans la dynastie des rois d’abomey. Il va s’affranchir de la domination politique d’Oyo et abroger le tribut annuel dû.

Il réorganise l’armée qui comprend des amazones et des soldats bien entraînés.
Pour compenser la perte de devises due à l’abrogation de la traite des Noirs, il développe la culture du palmier à huile (pour laquelle il y avait du reste une demande européenne) et introduit de nouvelles cultures comme le mais, la tomate, l’arachide, le tabac.

Le Danhomé devint exportateur d’huile de palme et de tabac. C’est un grand administrateur.
Le commerçant « brésilien » Francisco Félix de Souza, dit Chacha, participe à la prise de pouvoir de Ghézo après s’être enrichi par la traite sur la Côte des Esclaves depuis 1788. Il devient l’un des dignitaires les plus puissants du royaume d’Abomey et à sa mort en 1858 ses fils héritent de sa charge.

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Son fils Glèlè pouvait se reposer sur les lauriers de son père, mais il entreprit néanmoins de le venger et de continuer malgré tout le commerce des esclaves. S’il signa un traité avec la France le 19 mai 1868, cédant Cotonou aux européens, il refusa toujours de recevoir des émissaires anglais qui venaient d’interdire le commerce de l’esclavage sur les côtes . Commerce qui vit son déclin dès lors que les navires britanniques attaquèrent sans relâche les navires esclavagistes depuis le Nigeria.

En 1861, les Anglais attaquèrent la ville de Porto Novo (anciennement Hogbounou mais rebaptisée en 1782 telle quelle par les Portugais) mais celle-ci appela à l’aide les Français qui s’empressèrent de fortifier la ville. Cette annexion de fait déplut fortement au souverain qui continua de percevoir les impôts dus à son royaume de Porto Novo.

Lorsqu’après 1882, le Roi de Porto Novo renouvela la protection demandée aux Français, les forces armées du Dahomey fondirent sur la ville. En Mars 1889, le souverain se heurta aux Français lorsqu’un de ses détachements envoya la tête décapitée d’un chef de village dans le drapeau français aux autorités coloniales.

Le 29 Décembre 1889 sur son lit de mort, Glèlè enjoint son fils le Prince Kondo (connu sous le nom de Béhanzin) de résister aux Français qu’il trouve désormais trop gourmands.

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