Guerre au Moyen-Orient : Téhéran menace ses voisins du Golfe

Le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a adressé ce mercredi 19 août une mise en garde directe aux pays du Golfe. Téhéran prévient que toute aide militaire ou appui logistique apporté aux forces américaines, notamment la mise à disposition d’infrastructures, sera assimilé à une participation directe aux opérations de Washington contre la République islamique.

Cette déclaration survient dans un climat régional particulièrement sous tension, marqué également par des frictions entre Israël et la Turquie au sujet de la Syrie. Le gouvernement israélien a accusé Ankara de représenter une menace en raison d’un possible déploiement de troupes sur le sol syrien, une accusation rejetée par la Turquie. La situation s’est alourdie après des frappes attribuées à Israël par les États-Unis contre la base aérienne d’Abou Douhour, une action critiquée par Washington pour son risque d’instabilité accrue.

Sur le plan bilatéral, les relations entre l’Iran et les Émirats arabes unis connaissent un net rafraîchissement à la suite de tirs présumés de missiles balistiques iraniens dans le Golfe, réfutés par Téhéran. En réplique, Abou Dhabi a ordonné la suspension de l’ensemble des transactions financières et des relations commerciales avec l’Iran.

Enfin, un bras de fer diplomatique s’est ouvert avec la France, qui a annoncé l’expulsion de deux diplomates iraniens en réponse à une mesure équivalente prise par Téhéran à l’encontre de diplomates français. Prise en étau entre la pression américaine, les différends avec les Émirats et Paris, ainsi que le dossier syrien, la diplomatie iranienne se retrouve dans une posture de plus en plus complexe au Moyen-Orient.

Flora HOUNSOUNOU

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