Un climat de tension s’est installé au sein de la Société Béninoise de Production d’Électricité (SBPE) à la suite du départ brutal de Faridath Naro D. Assouma. Précédemment Directrice technique au sein de cette structure étatique, l’intéressée a officiellement notifié sa démission irrévocable à la direction générale par une correspondance adressée le 5 septembre 2026 et enregistrée par l’administration le 7 septembre suivant.
Cette démission intervient au terme d’une série de mesures disciplinaires particulièrement sévères arrêtées par la hiérarchie. Le 4 septembre 2026, la direction générale avait pris la décision de la relever de son poste de Directrice technique pour la réaffecter en qualité de simple ingénieure, tout en ordonnant le jour même la mise sous scellés de son bureau. Ces dispositions ont été immédiatement suivies par la notification d’une mise à pied conservatoire de huit jours, appliquée du 8 au 15 septembre 2026.
Tout en contestant fermement le bien-fondé de ces sanctions disciplinaires qu’elle refuse de cautionner, l’ancienne cadre dirigeante qualifie son départ de décision « mûrement pesée » et « définitive ». Conformément aux dispositions réglementaires encadrant la rupture du contrat de travail, Faridath Naro D. Assouma a sollicité la délivrance de son certificat de travail, de son attestation de service ainsi que la liquidation de son solde de tout compte.
L’analyse de ces événements traduit une détérioration manifeste du climat social et managérial au sommet de la SBPE. Si les motifs réels ayant motivé cette succession de sanctions et la fermeture du bureau demeurent pour l’heure confidentiels, l’enchaînement de ces décisions administratives met en lumière des divergences profondes d’orientations ou de gestion. Cette situation appelle à une clarification institutionnelle afin de préserver la sérénité du climat de travail au sein de cet organisme stratégique pour le secteur énergétique national.
Marie-Immaculée VODOUNS
