La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) vient de sonner la charge contre plusieurs organes de la presse écrite béninoise, menacés d’une suspension imminente de parution. Dans un communiqué officiel signé de son Secrétaire Général, François Awoudo, l’institution de régulation pointe du doigt une série d’infractions graves qui gangrènent le secteur et piétinent les textes en vigueur. Au cœur des griefs brandis par l’instance figurent l’accumulation de manquements au dépôt légal, des retards répétés, mais surtout des dérives plus alarmantes telles que la falsification de documents administratifs et l’imitation de signatures d’agents habilités.
La HAAC déplore également la recrudescence de parutions distribuées sous forme de simples photocopies en lieu et place d’un tirage en bonne et due forme, ainsi que l’absence systématique des mentions obligatoires et de l’ours réglementaire. Face à ce qu’elle qualifie de violations caractérisées du Code de l’Information et de la Communication, l’autorité se montre inflexible et rappelle que tout média persistant dans l’irrégularité s’expose à un couperet immédiat, sans préavis. Un rappel à l’ordre ferme qui enjoint les promoteurs et directeurs de publication à redorer le blason de la profession en remettant d’urgence leurs dossiers en conformité.
Flora HOUNSOUNOU
