lundi, 26 septembre 2022
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Épilogue des Funérailles de la Reine Royaume uni : Elisabeth II inhumée au château de Windsor.

Épilogue des Funérailles de la Reine Royaume uni : Elisabeth II inhumée au château de Windsor.

« Dans un discours connu, prononcé pour ses 21 ans, sa défunte Majesté a déclaré que sa vie entière serait consacrée au service de la nation et du Commonwealth », a rappelé l’archevêque de Canterbury Justin Welby, chef spirituel de l’Église anglicane qui était dirigée par la reine. « Rarement une promesse aura été aussi bien tenue », a-t-il ajouté, rendant hommage à une reine « joyeuse, présente pour tant de monde, touchant une multitude de vies ». En milieu de matinée déjà, au son des cornemuses, le cercueil de la souveraine, surmonté de la scintillante couronne impériale, a quitté Westminster Hall, la partie la plus ancienne du Parlement, pour rejoindre l’abbaye de Westminster voisine. La dépouille d’Elizabeth II, décédée la semaine dernière à 96 ans dont 70 de règne, a été transférée, avec celle de son époux Philip, mort en 2021, dans le mémorial George VI de la chapelle Saint-Georges du château. Des dizaines de marins le tiraient, suivis du roi Charles III, ses frères et sœur et ses enfants, les frères William, l’héritier, et Harry. Ils ont été rejoints dans l’abbaye par la reine consort Camilla, Kate, la nouvelle princesse de Galles, et Meghan, l’épouse d’Harry. Mais aussi les deux aînés de William et Kate, George, neuf ans, désormais deuxième dans l’ordre de succession, et Charlotte, sept ans, très impressionnée sous son petit chapeau noir. Elle a été inhumée et rejoint sa dernière demeure ce lundi 19 septembre 2022 dans la soirée, au château de Windsor, ultime étape d’une journée de funérailles grandioses, selon la famille royale dans un communiqué.
Ses obsèques auront attiré des millions de personnes dans les rues de Londres, rassemblé des centaines de dirigeants dans l’enceinte de l’abbaye de Westminster et coûté quelque 10 millions d’euros.
La dernière journée d’adieux à Elizabeth II aura été à l’image des 12 jours qui ont suivi son décès le 8 septembre dernier, chargée d’une immense émotion populaire, soigneusement mise en scène, avec toute la pompe des traditions séculaires de la monarchie britannique. Après une première cérémonie à l’abbaye de Westminster (Londres), en présence de la famille royale et de nombreux chefs d’Etats, la procession royale s’est rendue à l’arc de Wellington. Le cortège est ensuite arrivé, en fin d’après-midi, à la chapelle Saint-Georges du château de Windsor. Un programme réglé comme du papier à musique, dès 11h35 (heure française), le cercueil d’Elizabeth II a été transporté jusqu’à un affût de canon de la Royal Navy, tiré par 142 marins. Ils se sont mis en route quelques minutes après pour une courte procession jusqu’à l’abbaye. Arrivée à l’arc de Wellington, la dépouille a été placée dans le corbillard, pour rejoindre le château de Windsor, où la famille royale et les 15 Premiers ministres de différents pays dont le souverain britannique est chef d’Etat, ont assisté à une cérémonie funèbre. À l’issue d’une ultime procession solennelle, au pas à travers un domaine de Windsor noir de monde, et une cérémonie religieuse devant 800 personnes, le cercueil a été lentement descendu dans le caveau royal de la chapelle. Peu avant, le lord-chambellan avait brisé son bâton puis l’avait placé sur le cercueil, geste symbolique pour signifier la fin de son règne.
Jetant une fleur, applaudissant ou essuyant une larme, des milliers de personnes se sont massées le long des routes menant à la résidence où Elizabeth, encore princesse, s’était réfugiée pendant la Seconde Guerre mondiale, puis a passé l’essentiel de ses dernières années. Les funérailles d’Elizabeth II marqueront la fin de 12 jours d’immense émotion nationale qui auront permis, avec la solennité dont la monarchie britannique a le secret, d’accompagner la reine vers sa dernière demeure et à son héritier de s’installer sur le trône. Ce dernier a ainsi enchaîné hommages et engagements officiels depuis la mort de sa mère.
Ces funérailles d’Etat, les premières depuis la mort de Winston Churchill en 1965, ont rassemblé quelque 2 000 invités à l’abbaye de Westminter, dont plusieurs centaines de dirigeants, de chefs d’État et de Gouvernement, hommes politiques et célébrités de tous les horizons des quatres coins de la planète, ont fait marque de leur présence aux côtés de la famille royale dans l’abbaye de Westminster. De nombreuses têtes couronnées et près de 200 héros anonymes sont venus faire leur Adieux à la reine << au grand coeur >>. La cérémonie s’est achevée par deux minutes d’un silence poignant, observées à travers le pays, avant l’hymne national qui désormais célèbre Charles III, God Save the King. Elizabeth II a ensuite disparu à jamais des yeux du monde. L’hymne britannique a retenti et c’était fini. Il ne restait à la famille proche qu’une dernière occasion de se recueillir, en privé, dans la soirée pour le transfert du cercueil, avec celui de Philip, l’époux d’Elizabeth II décédé en 2021, dans le mémorial George VI de la chapelle, aux côtés des parents d’Elizabeth II et de sa sœur Margaret.
Il faut signaler que plus d’une centaine de chefs d’États et de Gouvernement étaient présents pour le dernier jour des derniers hommages à la Reine << au grand coeur >>.
Le président de la première puissance du monde, Joe Biden et la première dame Jill Biden faisaient partie des personnalités présentes aux funérailles. Près de 2 000 chefs d’État, hommes politiques et célébrités ont assisté aux funérailles de la Reine Elizabeth II, l’un des plus grands rassemblements diplomatiques depuis des décennies. Des rois et des reines, des présidents, des premiers ministres et d’autres amis internationaux de premier plan figuraient parmi les invités à l’abbaye de Westminster, ainsi que des membres de la famille royale, dont le Roi Charles III et la Reine Consort Camilla. Le président américain M. Biden et son épouse Jill Biden étaient assis près d’une allée, à 14 rangs de l’avant, derrière le président polonais Andrzej Duda et son épouse Agata Kornhauser-Duda. Le président français, Emmanuel Macron, était présent avec son épouse Brigitte. M. Macron, qui a rencontré la reine à trois reprises, avait déclaré qu’elle avait été « une amie de la France, une reine au grand cœur, qui a laissé une impression durable sur son pays et son siècle ». L’actuelle première ministre britannique, Liz Truss, était également présente, ainsi que tous les premiers ministres en vie, assis dans le cahier de l’abbaye.
Par contre, Le président Russe Vladimir Poutine, lui participait à une réunion avec les dirigeants parlementaires à Moscou, en Russie, pendant que ses pairs étaient au chevet du cercueil de la reine. Raison, le président Russe Vladimir Poutine, a fait partie des personnes non invitées. Aucun représentant de la Russie, du Belarus et du Myanmar n’a été invité non plus. Les relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et la Russie se sont pratiquement effondrées depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et un porte-parole du président Russe Vladimir Poutine, avait déjà annoncé que le Poutine n’envisageait pas de participer aux funérailles.
Concernant le Belarus, l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février dernier, a été lancée en partie depuis le territoire du Belarus. Et le Royaume-Uni a enregistré ce moment dans sa mémoire et a considérablement réduit ses relations avec ce pays ainsi que sa présence diplomatique au Myanmar depuis le coup d’État militaire de l’année dernière.
Bien que des invitations aux funérailles aient été envoyées même aux pays qui entretiennent des relations diplomatiques plus froides avec le Royaume-Uni, comme la Corée du Nord, un petit groupe de nations a été snobé, c’est-à-dire, méprisé et ignoré. Les représentants de la Syrie, du Venezuela et de l’Afghanistan n’ont pas du tout été invités. Cela s’explique par le fait que le Royaume-Uni n’entretient pas de relations diplomatiques complètes avec ces pays.
En Afrique, les dirigeants du Commonwealth présents étaient le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, le premier ministre du Bangladesh Sheikh Hasina et le président du Sri Lanka Ranil Wickremesinghe. Le continent africain était également représenté par le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly et le prince héritier du Maroc, Moulay Hassan.
Le Commonwealth, un groupe politique de nations composé des anciennes colonies britanniques et d’autres pays ayant des liens historiques avec Londres, et dont la défunte reine était la figure de proue, ont également envoyé un certain nombre de représentants, dont les premiers ministres du Canada (Justin Trudeau), de l’Australie (Anthony Albanese) et de la Nouvelle-Zélande (Jacinda Ardern). L’Inde était représentée par le président Droupadi Murmu.
Le président brésilien Jair Bolsonaro a également assisté à la cérémonie à l’Abbaye de Westminster, tandis que la Turquie était représentée par Mevlut Çavusoglu, le ministre des Affaires étrangères du pays, à la place du président Recep Tayip Erdoğan.
Même l’empereur Naruhito du Japon a fait partie de la liste des personnalités de haut rang. En effet, plusieurs membres de familles royales d’outre-mer, comme l’empereur Naruhito et l’impératrice Masako du Japon, le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne ont répondu présents à l’invitation de ces funérailles. Quant à la Chine, elle a envoyé le vice-président Wang Qishan. La semaine dernière, une rupture diplomatique a eu lieu entre Londres et Pékin en raison de rumeurs selon lesquelles une délégation chinoise ne serait pas invitée à assister à l’enterrement de la reine. À l’heure actuelle, l’ambassadeur de Chine au Royaume-Uni est interdit d’accès au Parlement en raison des sanctions chinoises visant cinq députés et deux pairs.
Étaient également présents le roi de Malaisie Sultan Abdullah Sultan Ahmad Shah et la reine Tunku Azizah Aminah Maimunah Iskandariah, ainsi que le couple royal de Jordanie, le roi Abdullah II et la reine Rania, le roi de Malaisie Sultan Abdullah Sultan Ahmad Shah (et la reine Tunku Azizah Aminah Maimunah Iskandariah, et devant eux le roi Abdullah II et la reine Rania Al-Abdullah de Jordanie.
Concernant maintenant la famille royale elle-même, tout le cortège de la famille royale à Elizabeth II était aux côtés de leur mère ce lundi 29 septembre 2022. Le roi Charles III, la reine consort, la princesse royale, le vice-amiral Sir Tim Laurence, le duc d’York, le comte de Wessex, la comtesse de Wessex, (deuxième rang) le duc de Sussex, la duchesse de Sussex, la princesse Béatrice, Edoardo Mapelli Mozzi et Lady Louise Windsor, et (troisième rang) Samuel Chatto, Arthur Chatto, Lady Sarah Chatto et Daniel Chatto devant le cercueil de la reine Elizabeth II lors de ses funérailles d’État à l’abbaye de Londres. Près du cercueil se trouvaient le Roi Charles III et la Reine Consort Camilla, ainsi que la princesse Anne, le vice-amiral Sir Tim Laurence, le duc d’York, le comte de Wessex et la comtesse de Wessex. Dans la rangée derrière eux se trouvaient les ducs de Sussex Henry et Meghan, la princesse Béatrice, Edoardo Mapelli Mozzi et Lady Louise Windsor. Le Prince et la Princesse de Galles se sont assis de l’autre côté de l’allée, avec leurs enfants, le Prince George et la Princesse Charlotte, à côté d’eux. Tous les petits-enfants de la Reine étaient assis les uns à côté des autres. Il y avait, de gauche à droite : Le prince Harry, la princesse Béatrice, Lady Louise Windsor, le vicomte Severn, le prince William, la princesse Eugénie, Peter Phillips et Zara Tindall.

Aristocrate Goussikindé

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