Élections présidentielles de 2021 : L’opposition joue son va-tout

 

Si le Cos-Lepi, la céna et toutes les autres institutions impliquées dans le processus électoral au Bénin  promettent organiser « des élections libres, justes et transparentes » en 2021, le Président de la République y est tout aussi attaché que les béninois. Alors que le Président Patrice Talon vient d’achever sa tournée de reddition des comptes dans 60 communes du Bénin, les Démocrates aussi posent un pas dans l’arène. En effet, l’abnégation des Démocrates a payé. Ils ont réussi à convaincre l’équipe du Ministre Sacca Lafia qui leur a enfin délivré leur récépissé. Se conformant ainsi au nouveau code électorale en vigueur, Boni Yayi, Eric Houndété, Basile Ahossi, … jouent désormais leur va-tout.

Selon la promesse de l’actuel locataire du Palais de la Marina, « en 2021, il y aura compétition… » et pour jouer leur partition, les Démocrates et toute l’opposition à la gouvernance Talon doivent pour être crédible,  célébrer dans les prochains jours leurs retrouvailles. Une candidature unique et bien pensée devrait porter les espoirs d’alternance dont ils rêvent au sommet de l’Etat. Il va falloir descendre sur le terrain avec un candidat qui pourra compter sur l’arsenal de toute l’opposition pour battre le redoutable Talon dans les urnes. La tâche est gigantesque.

Mais est-ce possible ?

L’avenir nous le dira. Mais une chose s’impose à toute l’opposition et à toute la classe politique béninoise : l’union autour de l’essentiel qui est en réalité le Bénin. Il serait de bon aloi de s’aimer et d’œuvrer pour des élections apaisées. L’opposition a notamment longtemps cohabité sans amour entre ses membres et chaque ténor a prêché pour ses intérêts personnels.

Préalablement et de manière implicite, la stratégie d’une candidature unique s’impose. Elle permettra de ressusciter les troupes moribondes sur le terrain et galvanisera celles qui sont en veille.

Boni Yayi, Nicéphore D. Soglo, Eric Houndété, Basile Ahossi, Candide Azannaï, … doivent défendre cette idée et traiter « les brebis galeuses » de leurs troupeaux. S’unir, c’est une moindre tâche face à la réalité du parrainage et du Quitus fiscal qu’il faudra inévitablement surmonter. Car c’est bien ici que le mot politique prendra tout son sens.

Charles Christel ADOMASSE

Quitter la version mobile