Le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, a annoncé sa candidature le vendredi 8 août pour un second mandat lors de l’élection présidentielle de novembre 2025. Il a précisé qu’il se présenterait en tant qu' »indépendant », se détachant de son ancien parti, le Madem G15. L’annonce a été faite en marge de l’investiture de son nouveau Premier ministre, Braima Camara. M. Embalo, qui avait pourtant déclaré qu’il ne ferait qu’un seul mandat, avait déjà confié à la presse en mars son intention de se représenter, avec l’ambition déclarée de remporter l’élection dès le premier tour. « Je serai un candidat indépendant », a-t-il affirmé, expliquant qu’il se présentera sous la bannière d’un mouvement baptisé Avançons Ensemble, et non pas au nom d’un parti. « Je ne serai le candidat d’aucun parti politique car je ne veux être l’otage de personne », a-t-il justifié. La veille de l’annonce de sa candidature, le président Embalo a limogé son Premier ministre, Rui Duarte Barros, sans explication officielle. Barros, en poste depuis décembre 2023, était membre du PAIGC, un parti historiquement opposé à Embalo. Ce limogeage s’inscrit dans un contexte d’instabilité politique chronique en Guinée-Bissau, l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, qui a connu de multiples coups d’État et tensions depuis son indépendance en 1974. Élu en 2019 sur la promesse de stabiliser le pays, Embalo se présente désormais comme un candidat indépendant, marquant un nouveau tournant dans le paysage politique du pays.
Flora HOUNSOUNOU
