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Élection présidentielle en France en 2027: Les chances de Jean-Luc Melenchon (Un sondage place le leader de LFI au second tour de la prochaine présidentielle dans l’hexagone)

Dans une dynamique offensive, le candidat des Insoumis progresse dans l’opinion et beaucoup de sondages le voit désormais au second tour de l’élection présidentielle française en 2027.
Jean-Luc Mélenchon apparaît en bonne position pour se qualifier pour le second tour de la présidentielle, étant crédité d’une dynamique qui lui permet de rattraper le Maire du Havre, Édouard Philippe, selon un sondage Harris interactive-Toluna publié lundi dernier. D’après cette enquête effectuée pour M6 et RTL, sur cinq configurations de 1ᵉʳ tour envisagées, Jean-Luc Mélenchon Mélenchon se retrouverait au second tour face à Marine Le Pen dans trois cas de figure, et ferait jeu égal avec Édouard Philippe dans un autre.
Des résultats qui indiquent une nette progression pour le candidat des LFI à la présidentielle, crédité de 12% d’intentions de vote en avril par cet institut et naviguant désormais entre 16% et 17% d’intentions de vote, au moment où il vient d’effectuer sa rentrée politique devant plusieurs milliers de militants à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme).
Au fond, Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 16% des voix dans une hypothèse où Raphaël Glucksmann (10%), Gabriel Attal (8%), Édouard Philippe (14%) et Bruno Retailleau (6%) concourraient sur la ligne de départ.
Mais même avec le désistement de Gabriel Attal ou d’Édouard Philippe, l’Insoumis pourrait croire en ses chances. Dans la première configuration, sans le candidat Renaissance donc, Jean Luc Mélenchon et Edouard Philippe sont donnés à égalité (17% chacun). Dans la seconde, en l’absence du Maire du Havre, Gabriel Attal obtiendrait entre 14% et 15% et Jean-Luc Mélenchon toujours 17%.
Une seule hypothèse permettrait à Édouard Philippe (19%) de devancer le leader LFI (17%): celle qui verrait Gabriel Attal renoncer à se présenter, et François Hollande (8%) porter les couleurs de la social-démocratie à la place de Raphaël Glucksmann.
Marine Le Pen caracole en tête des sondages, entre 35 et 38% des intentions de vote. Surtout, la figure de proue du RN l’emporterait quel que soit son adversaire au second tour, qu’il s’agisse de Jean-Luc Mélenchon (68%-32%), Gabriel Attal (57%-43%) et même Édouard Philippe (55%-45%), alors que le Maire du Havre paraissait jusqu’ici être le postulant le mieux à même de battre Madame Le Pen.
Il faut souligner que ce sondage a été réalisé en ligne du 18 au 19 août 2026, sur un échantillon de 1764 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans ou plus, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est située entre 1,4 et 3,1 points.
Par ailleurs, chez les jeunes LFI, les 18-24 ans, Jean Luc Melenchon recueille entre 41 % et 45 % des intentions de vote selon les configurations testées par Elabe. Le candidat Insoumis obtient ainsi trois fois plus de voix que Marine Le Pen, créditée de seulement 12 % à 14 % dans cette tranche d’âge. Même lorsqu’Édouard Philippe et Gabriel Attal se présentent simultanément, l’ancien sénateur socialiste conserve 42 % des suffrages des plus jeunes électeurs.
Son avance est écrasante et bouscule plusieurs données. Dans l’hypothèse opposant notamment Raphaël Glucksmann à Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon atteint 42 % chez les 18-24 ans, contre 17 % pour le Maire du Havre, 14 % pour Marine Le Pen et 7 % pour le Président de Place publique. Avec Gabriel Attal à la place d’Édouard Philippe, il grimpe même à 45 %, tandis que l’ancien Premier Ministre recueille 17 %, la candidate du 13 % du Rassemblement national et Raphaël Glucksmann 6 %.
La jeunesse apparaît ainsi comme le dernier bastion incontestable du chef des Insoumis. Un socle électoral puissant qui reste à entretenir. Dans l’ensemble de l’électorat, Jean-Luc Mélenchon ne recueille plus que 14 % à 14,5 % des intentions de vote. Il perd deux points par rapport à la précédente enquête dans la configuration l’opposant à Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe.
Le contraste entre les générations est saisissant. Le candidat de La France Insoumise tombe à 6 % ou 8 % chez les 65 ans et plus, selon les hypothèses. Marine Le Pen suit une trajectoire exactement inverse. Relativement faible chez les moins de 25 ans, elle atteint entre 31 % et 34 % chez les plus de 65 ans, et dépasse les 40 % auprès des 35-64 ans dans plusieurs configurations.
Cette fracture se retrouverait au second tour. Face à Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon l’emporterait largement chez les 18-24 ans, avec 64 % des suffrages contre 36 %. Mais la candidate du RN prendrait sa revanche dans toutes les autres tranches d’âge. Elle atteindrait 50 % chez les 25-34 ans, 71 % chez les 35-49 ans, 76 % chez les 50-64 ans et jusqu’à 80 % chez les plus de 65 ans. À l’échelle nationale, le duel tournerait à la débâcle pour le leader insoumis, battu 69,5 % contre 30,5 %.
Au premier tour, Marine Le Pen continue de dominer très largement la compétition. Elle recueille entre 34 % et 35,5 % des intentions de vote selon les scénarios. La candidate du Rassemblement national ferait quasiment le plein parmi les électeurs RN des élections législatives de 2024 et attirerait également près d’un électeur LR sur cinq.
Derrière elle, Édouard Philippe demeure le mieux placé pour atteindre le second tour. Le Maire du Havre obtient entre 17 % et 20,5 % lorsqu’il est le seul représentant majeur du bloc central. Il devance alors Jean-Luc Mélenchon de trois à cinq points et demi. En cas de candidatures simultanées avec Gabriel Attal, les deux hommes se neutraliseraient cependant. Édouard Philippe tomberait à 14,5 % et Gabriel Attal à 6,5 %, ouvrant une brèche au candidat Insoumis.
La dynamique de l’ancien locataire de Matignon repose principalement sur l’électorat macroniste et les cadres. Édouard Philippe récupère entre 58 % et 68 % des électeurs d’Ensemble aux dernières élections législatives et obtient jusqu’à 30 % chez les cadres. Mais son implantation populaire reste fragile. Dans certaines configurations, Marine Le Pen atteint 51 % ou 52 % chez les ouvriers, contre seulement 10 % à 14 % pour Jean-Luc Mélenchon et autour de 12 % pour Édouard Philippe.
L’annonce officielle de la candidature de Raphaël Glucksmann permet de progresser. Le Président de Place publique recueille entre 11,5 % et 14 % des intentions de vote. Il gagne jusqu’à trois points dans une configuration l’opposant à Gabriel Attal et fait alors jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon pour la deuxième place. Il reste toutefois largement distancé chez les jeunes, où son score oscille entre 6 % et 10 %.
Gabriel Attal, de son côté, marque le pas après sa progression du mois de juillet. Crédité de 12 % à 12,5 % lorsqu’il porte seul les couleurs du bloc central, il perd un point et demi et se retrouve devancé par Jean-Luc Mélenchon comme par Raphaël Glucksmann. Sa candidature repose sur une majorité relative des anciens électeurs d’Ensemble, sans véritable capacité d’élargissement.
Bruno Retailleau recueille entre 6 % et 9,5 %, selon l’identité du candidat macroniste. Éric Zemmour stagne entre 4 % et 4,5 %, François Ruffin atteint 6 %, Marine Tondelier entre 3 % et 4 %, tandis que obtient entre 7,5 % et 8 %. Olivier Faure, lui, ne dépasse pas 3,5 %.
Marine Le Pen serait enfin favorite dans tous les seconds tours testés. Outre son écrasante victoire face à Jean-Luc Mélenchon, elle battrait Raphaël Glucksmann et Gabriel Atal
par 57 % contre 43 %. Seul Édouard Philippe serait en mesure de la menacer, mais il s’inclinerait encore de justesse, avec 47,5 % contre 52,5 %.
Signalons que ce sondage a été réalisé en ligne du 26 au 28 août 2026 auprès de 1 501 personnes, dont 1 378 inscrites sur les listes électorales. Pour les intentions de vote, seules les personnes inscrites déclarant vouloir se rendre aux urnes ont été retenues. La marge d’erreur annoncée est comprise entre 1,4 et 3,1 points, les résultats par tranche d’âge devant être interprétés avec une prudence supplémentaire en raison de la taille plus réduite des sous-échantillons.

Mick de BADAR
(Sources : internet