Élection présidentielle de 2025 en Côte d’Ivoire : Gbagbo, Goudé et Soro absents de la liste électorale

Former Ivory Coast President Laurent Gbagbo awaits the start of his trial at the International Criminal Court in The Hague, Netherlands, January 28, 2016. The International Criminal Court's prosecutor vowed on Wednesday to "leave no stone unturned" in investigating alleged crimes committed by all sides in Ivory Coast's brief 2010 civil war, including by supporters of President Alassane Ouattara. Prosecutor Fatou Bensouda was speaking a day before Ivory Coast's former president Laurent Gbagbo was due to go on trial in The Hague on charges of unleashing the civil war, in which 3,000 people died, after refusing to accept his election defeat. REUTERS/Peter Dejong/Pool TPX IMAGES OF THE DAY - GF10000287540

La commission électorale indépendante (CEI), l’organe en charge de l’organisation du scrutin électoral, a publié la liste électorale provisoire des élections présidentielles qui se tiendront en octobre prochain en Côte d’Ivoire. L’ex-président Laurent Gbagbo, son ancien bras droit le Ministre Charles Blé Goudé et l’ex-Premier Ministre Guillaume Soro sont tous absents de la liste électorale provisoire publiée lundi. Une absence qui, pour l’instant, ne leur permet pas de présenter leur candidature à la présidentielle du 25 octobre. Les trois hommes sont déchus de leurs droits civiques en raison de condamnations pénales prononcées par la justice ivoirienne. En effet, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont tous deux écopé de vingt (20) ans de prison pour des faits liés à la crise post-électorale de 2010-2011. Acquittés par la justice internationale, ils ont pu rentrer en Côte d’Ivoire en 2021 et 2022, où ils sont par ailleurs libres de leurs mouvements, mais faute d’amnistie du président Alassane Ouattara, ils ne peuvent être réinscrits sur la liste électorale. Guillaume Soro, ancien proche du chef de l’État avec lequel il est brouillé aujourd’hui, est lui en exil depuis 2019 et a été condamné à perpétuité en 2021 pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Des réclamations peuvent être posées auprès de la Commission électorale indépendante (CEI), en charge d’organiser les élections, puis devant un tribunal. Cependant, la liste définitive doit être publiée au mois de juin. Par ailleurs, Blé Goudé a déjà fait savoir qu’il opposera un recours. L’opposition accuse régulièrement la CEI et la justice d’être sous l’influence du pouvoir. « Nous ne sommes inféodés à aucune chapelle politique. Nous ne sommes l’adversaire de personne. Notre rôle est d’appliquer les règles édictées par la Constitution et les lois de la République », s’est défendu lundi le patron de la CEI, Ibrahime Kuibiert Coulibaly.

Flora HOUNSOUNOU

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