Editorial Bénin EspoirPOLITIQUE

ÉDITORIAL: Démission de YAYI des FCBE, Un Coup politique

Le 5 avril, Thomas Boni Yayi, président d’honneur des FCBE a claqué la porte en laissant le parti à son sort. C’est un séisme politique qu’a déclenché le leader des cauris en publiant sur son compte Facebook un long texte dans lequel il annonce son intention de quitter les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE).

L’ancien président béninois a annoncé son retrait des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) à travers un message adressé à la nation béninoise.  À un peu plus d’un mois des élections locales, Thomas Boni Yayi accuse un « groupe illégitime » d’avoir inoculé à son parti le « virus de l’exclusion ».

Qu’est-ce qui a motivé la décision du président d’honneur de vouloir se retirer ?

L’ancien président Boni Yayi se justifie en affirmant que les responsables du parti ont adopté une nouvelle ligne politique. Il les accuse d’être de mèche avec le gouvernement qui a pour but de ramener le Parti unique  au Bénin. Yayi a aussi déclaré dans son annonce de démission, que le parti est devenu le « troisième pôle » du gouvernement de Patrice Talon.

Il est à noter que dans son message de démission, Boni Yayi imprime la rigueur de son retrait définitif, pure et simple du parti FCBE. C’est dans cette optique qu’il affirme à la face du monde : « J’ai donc le regret de vous annoncer que je me retire du parti FCBE et je demande à tous les militants de prendre leurs responsabilités et décisions selon leur conscience au regard de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du nécessaire développement de notre pays », a-t-il martelé. Il interdit Par conséquent, l’usage de son image, de son nom et de sa caution sous quelques formes que ce soit par tout candidat de la liste FCBE. Sur ce plan, on peut reconnaître que Yayi a raison. Aucune lettre ne porte sa signature.

LNB

Boni Yayi, pour défendre sa position trouve des boucles émissaires afin de corroborer sa démission au sein des FCBE. En effet, il est aussi important de dire à la face du monde que depuis un moment, le premier des cauris a perdu la main et ne contrôle plus grand-chose au sein de ce parti. Plusieurs de ses tentatives ont échoué face au groupe que dirige Paul Hounkpê. Les conséquences de sa démission seront énormes et on peut affirmer que ce parti va perdre l’essentiel de ce qui le compose et de ce qui le caractérise même. Cette démission porte aussi atteinte à l’image  des prochaines consultations des communales parce que l’UP, le BR, l’UDBN et le PRD étant officiellement des partis soutenant l’action du gouvernement, les FCBE devant bien incarner l’opposition se retrouve dans une mauvaise situation avec le départ de Yayi sous le prétexte que l’équipe de Hounkpê soutienne l’action du gouvernement et donc que c’est une élection entre mouvanciers. Boni Yayi tente de ramener la situation à celle de mars avril 2019, ce qui n’est pas forcement une bonne chose pour la démocratie. La classe politique béninoise n’a pas fini de surprendre et c’est bien dommage.

LA REDACTION

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