L’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a annoncé le rappel de ses ambassadeurs en Algérie suite à l’abattage d’un drone malien. Après une enquête mené par le Mali, le pays a conclu, dimanche, à une « action hostile préméditée du régime algérien ». Cet incident, survenu il y a une semaine, a été qualifié d' »irresponsable » et de violation du droit international par l’AES. Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, a contesté les allégations algériennes selon lesquelles le drone aurait pénétré l’espace aérien algérien, affirmant que l’incident démontre un soutien présumé de l’Algérie au terrorisme. En réponse, le Mali a convoqué l’ambassadeur algérien et décidé de se retirer d’un partenariat militaire régional de quinze ans. La crise diplomatique s’accentue entre l’Algérie et les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Dans un communiqué rendu public ce lundi 7 avril 2025, Alger a réagi avec virulence aux propos tenus par le gouvernement de transition malien et par le collège des chefs d’État de la Confédération AES, à la suite de la destruction d’un drone malien près de la frontière algérienne. L’Algérie qualifie les accusations maliennes de « mensongères » et d’« infondées », les assimilant à une stratégie de diversion face à « l’échec manifeste » d’un pouvoir issu d’un coup d’État. Le communiqué accuse ouvertement la junte malienne d’user de « harcèlement diplomatique » pour détourner l’attention de la dégradation de la situation sécuritaire et socio-économique du pays. Alger rejette toute responsabilité et insiste sur le caractère défensif de l’interception du drone.
Flora HOUNSOUNOU
