L’attente devient insoutenable pour le Collectif des 662 professeurs certifiés, formés à l’Université Nationale d’Agriculture (UNA) du Bénin. Alors que la formation de ces enseignants est entièrement achevée, ces derniers se retrouvent aujourd’hui dans une situation de précarité professionnelle, faute de déploiement officiel sur le terrain. Face à cette impasse qui paralyse leur élan, le collectif a choisi de briser le silence en tendant officiellement la main au nouveau chef de l’État, Romuald Wadagni, afin de solliciter son arbitrage direct et une intégration rapide dans le système éducatif national.
Dans leur plaidoyer, ces professionnels de l’éducation rappellent l’urgence d’exploiter les compétences pour lesquelles l’État béninois a investi. Ils soulignent le paradoxe actuel qui existe entre leur mise à l’écart forcée et le besoin criant de personnel qualifié qui affecte les lycées techniques agricoles ainsi que plusieurs établissements d’enseignement secondaire à travers le pays. Pour ces diplômés, leur intégration immédiate constitue une solution concrète et mutuellement bénéfique : elle permettrait non seulement de résorber le chômage qui frappe cette vague d’enseignants, mais aussi de relever Le niveau de l’enseignement agricole, un secteur érigé au rang de priorité nationale pour le développement économique du Bénin.
Le collectif fonde de grands espoirs sur l’avènement du nouveau gouvernement de l’ère Wadagni, qu’il perçoit comme une opportunité de renouveau et d’écoute. En appelant à la sensibilité sociale et à la vision managériale du président de la République, ces 662 professeurs espèrent une signature rapide des décrets de déploiement, afin de pouvoir enfin regagner les salles de classe et mettre leur expertise au service de la jeunesse et de la production locale.
Marie Immaculée VODOUNSI
