L’analyse de la trajectoire de la dette publique béninoise s’invite au cœur des débats économiques en cette fin de mois d’août. Les derniers indicateurs financiers publiés confirment une stabilisation du ratio de la dette publique autour de 50,1 % du produit intérieur brut. Si cette situation engendre de nombreuses discussions au sein de l’opinion publique sur le niveau de l’encours global du pays, la gestion de la trésorerie nationale montre une résilience notable face aux chocs économiques régionaux et internationaux.
La publication de ces données permet de dresser un bilan clair de la santé financière de l’État par rapport aux normes communautaires. Avec un taux d’endettement qui se maintient légèrement au-dessus de la barre des 50 %, le Bénin se positionne solidement en dessous du plafond de convergence de 70 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Cette marge de manœuvre budgétaire témoigne d’une stratégie de financement prudente, axée sur la mobilisation d’emprunts concessionnels et de financements innovants, évitant ainsi au pays le piège du surendettement qui guette plusieurs économies de la sous-région.
Le maintien de ce cap rigoureux s’avère indispensable pour la mise en œuvre de la feuille de route économique de la nouvelle administration. Les autorités ministérielles s’attèlent à optimiser les recettes fiscales intérieures tout en rationalisant les dépenses publiques afin de préserver cette viabilité de la dette. Cette discipline financière reste le principal gage de crédibilité du Bénin auprès des bailleurs de fonds internationaux et des agences de notation, garantissant la poursuite du financement des grands projets d’infrastructures routières, sanitaires et énergétiques indispensables au développement national.
Marie-Immaculée VODOUNSI
