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Démocratie africaine : L’appel de J. Goodluck depuis Bauchi

Lors du Dialogue démocratique 2026 de sa fondation, organisé mardi à Bauchi dans le nord du Nigéria, l’ancien Président Jonathan Goodluck a lancé un appel vibrant au renforcement des institutions démocratiques africaines et au respect de la volonté populaire. L’ancien chef d’État a averti que la démocratie risquait de se transformer en une simple façade si ses principes fondamentaux venaient à s’affaiblir.

Il a exhorté les partis politiques du continent à assainir leur fonctionnement interne, à promouvoir des dirigeants crédibles et à faire prévaloir l’intérêt national sur les considérations partisanes, rappelant que des démocraties solides ne peuvent naître de formations politiques fragiles.

Afin de structurer la vie politique, Jonathan Goodluck a préconisé la création de mécanismes de régulation dédiés, citant en exemple le modèle kényan qui s’appuie sur une institution spécifique pour encadrer les partis en complément de l’organe électoral. Plaidant pour des magistrats guidés par l’impartialité et l’État de droit, l’ancien président a vivement critiqué la tendance croissante à transférer les règlements des litiges électoraux vers les prétoires, martelant que le choix des dirigeants doit d’abord s’opérer dans les urnes.

Pour garantir une démocratie pleinement fonctionnelle, il a énuméré huit piliers essentiels, à savoir la souveraineté populaire, l’État de droit, la séparation des pouvoirs, la protection des droits fondamentaux, la transparence, la tenue d’élections crédibles, le pluralisme et le dynamisme de la société civile. Tout en réaffirmant ces exigences, il a invité les États africains à adapter les modèles démocratiques à leurs réalités locales, prévenant qu’une transposition aveugle des schémas libéraux occidentaux risquerait de favoriser le recul démocratique sur le continent.

Enfin, Jonathan Goodluck a rappelé aux dirigeants africains que la qualité d’une démocratie ne se mesure pas à la fréquence de ses scrutins, mais à la pérennité et à la solidité des institutions bâties au service de la paix et du développement.

Flora HOUNSOUNOU

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