La Cour constitutionnelle du Bénin a tranché un dossier sensible lié à la transition au sommet de l’État. Réunie en audience plénière spéciale ce mardi sous la présidence du professeur Cossi Dorothé Sossa, la haute juridiction a examiné le recours introduit par un citoyen, Midomiton Précieux Noël Dagan, concernant l’organisation de la prochaine prestation de serment présidentielle. Par une requête datée du 28 avril 2026, l’intéressé contestait les conditions de préparation de cette cérémonie solennelle, prévue pour le 24 mai prochain, en pointant du doigt un blocage technique majeur.
Le requérant fondait son action sur une supposée impossibilité matérielle de réunir le bureau du Sénat, une institution clé dont la participation est indispensable au protocole de prestation de serment. Selon ses arguments, ce dysfonctionnement technique représentait une situation exceptionnelle et un risque de blocage de nature à compromettre le bon déroulement de cette étape cruciale du calendrier démocratique béninois. Il demandait ainsi aux sages de la Cour de constater cette anomalie afin de sécuriser le processus de transmission du pouvoir.
La réponse des conseillers de la haute juridiction a été sans équivoque. Après avoir analysé les pièces du dossier, la Cour constitutionnelle a déclaré le recours de Midomiton Précieux Noël Dagan irrecevable pour défaut de qualité du requérant. Dans sa décision, elle a fermement rappelé les principes constitutionnels qui régissent sa saisine, précisant que seuls les organes et institutions officiels de la République possèdent la légitimité légale pour l’interpeller sur ce type de problématique institutionnelle. Avec ce rejet, la Cour écarte tout obstacle juridique citoyen et confirme la trajectoire de l’agenda républicain menant à la prestation de serment du président élu le 24 mai prochain.
Flora HOUNSOUNOU
