Dans une récente déclaration, les autorités burkinabè ont tenu à rappeler que la crise sécuritaire qui frappe actuellement le Sahel trouve ses racines profondes dans l’intervention militaire de l’Otan en Libye en 2011. Face à ce défi persistant, le gouvernement a néanmoins tenu à saluer les avancées significatives enregistrées sur le terrain par les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), engagés dans la reconquête progressive du territoire national.
Bien que la rupture diplomatique avec Paris soit désormais consommée, Ouagadougou a insisté sur le fait que cette décision politique ne remettait nullement en cause les liens historiques, humains, culturels et sociaux qui unissent profondément les peuples burkinabè et français. Dans cette optique, l’exécutif a réaffirmé qu’il continuerait d’assurer pleinement la protection des ressortissants français résidant dans le pays, tout en appelant explicitement la population locale à faire preuve de responsabilité et de retenue à leur égard.
Enfin, le gouvernement burkinabè a profité de cette tribune pour réitérer les grands axes de sa doctrine diplomatique, désormais résolument tournée vers une politique étrangère indépendante. Cette stratégie se traduit par une diversification accrue de ses partenariats internationaux, un renforcement de la coopération Sud-Sud et la volonté de bâtir des relations bilatérales équilibrées avec l’ensemble des États, à la condition stricte que ces derniers respectent la souveraineté nationale du Burkina Faso.
Flora HOUNSOUNOU
