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Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) : La mise en liberté de Candide Azannaï rejetée

La détention préventive du président du parti Restaurer l’Espoir se poursuit. La Chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a tranché concernant la demande de mise en liberté provisoire de l’homme politique Candide Azannaï, confirmant la décision rendue en première instance et ordonnant le maintien du prévenu à la maison d’arrêt d’Akpro-Missérété. Assisté par son conseil, Me Aboubakar Baparapé, l’ancien ministre de la Défense contestait la nécessité de sa détention prolongée au regard de l’avancement de l’instruction, plaidant pour un placement sous contrôle judiciaire. La haute juridiction spéciale a toutefois estimé fondés les motifs justifiant le maintien du mandat de dépôt.

Il faut rappeler que, l’acteur politique avait été interpellé à Cotonou au lendemain des événements de début décembre 2025 portant sur une tentative de déstabilisation des institutions. Poursuivi pour des faits en lien avec ces événements, Candide Azannaï et sa défense continuent d’opposer un démenti formel à l’ensemble des accusations, soutenant n’avoir été associés d’aucune manière à une atteinte à la sûreté de l’État. Après un premier refus essuyé en août dernier devant le juge d’instruction, la décision de la Chambre d’appel verrouille ainsi la procédure d’élargissement temporaire alors que l’instruction du dossier suit son cours.

Flora HOUNSOUNOU