COUR DE RÉPRESSION DES INFRACTIONS ÉCONOMIQUES ET DU TERRORISME : CANDIDE AZANNAÏ DEVANT LES JUGES (LE PRÉSIDENT DE RESTAURER L’ESPOIR DEVANT LA CRIET APRÈS SIX MOIS DE DÉTENTION)

Le dossier judiciaire de l’une des figures les plus critiques de l’échiquier politique béninois connaît un développement majeur. Après un semestre complet de détention préventive, le président du parti Restaurer l’Espoir, Candide Azannaï, a été extrait de sa cellule pour comparaître à nouveau devant les juges de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) à Porto-Novo. Cette audience publique était particulièrement attendue par ses partisans et les observateurs de la vie politique nationale.

Placé sous mandat de dépôt à la suite de déclarations publiques et d’activités jugées de nature à troubler l’ordre public et à porter atteinte à la sûreté de l’État, l’ancien ministre délégué à la Défense a pu s’expliquer directement devant la cour. Assisté de son collège d’avocats, Candide Azannaï a défendu sa position, rejetant les charges retenues contre lui et plaidant la liberté d’expression et l’engagement politique pacifique. De leur côté, les conseils de la défense ont soulevé plusieurs exceptions de procédure, demandant une mise en liberté provisoire ou un non-lieu pour leur client.

L’examen de cette affaire hautement sensible se poursuit sous le regard attentif des organisations de défense des droits de l’homme. La posture de la CRIET dans ce dossier reste un indicateur clé de l’équilibre entre la préservation de la stabilité des institutions sous le septennat du président Romuald Wadagni et le respect du pluralisme démocratique. À l’issue des débats de la journée, la cour a mis l’affaire en délibéré pour les prochaines semaines, maintenant l’acteur politique en détention en attendant le verdict formel.

Marie Immaculée VODOUNSI

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