Dans une atmosphère de haute sécurité, le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ordonné, ce mardi 16 décembre 2025, le placement en détention provisoire de trente militaires et d’un civil. Ces derniers sont suspectés d’implication dans la tentative de putsch avortée du dimanche 7 décembre dernier, un événement qui continue de secouer l’appareil sécuritaire et politique du pays. Les prévenus, majoritairement issus des rangs des forces armées, ont été présentés au parquet dès lundi soir sous une escorte policière impressionnante, arrivant menottés devant une foule de proches et d’avocats massés aux abords de la juridiction à Cotonou. Après une nuit d’auditions marathon devant le juge d’instruction puis devant le juge des libertés et de la détention, le verdict est tombé au petit matin, actant l’ouverture d’une information judiciaire pour des faits d’une extrême gravité. Cette incarcération massive souligne la détermination des autorités judiciaires à traiter avec la plus grande fermeté toute menace contre l’ordre constitutionnel et la stabilité du Bénin. Alors que l’instruction se poursuit désormais en détention, l’opinion publique reste suspendue aux prochaines communications du procureur spécial, qui devraient préciser les chefs d’inculpation exacts et l’ampleur des complicités au sein de la grande muette.
Flora HOUNSOUNOU
