Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, est arrivé à Paris lundi pour sa neuvième visite depuis le début du conflit, afin de s’entretenir avec Emmanuel Macron. Au cœur de cette rencontre, la défense du ciel ukrainien et le renforcement de la coopération militaire entre les deux nations. Zelensky a qualifié l’accord majeur en préparation avec la France d’« historique », soulignant que les travaux portaient sur la « livraison de plusieurs systèmes de défense aérienne et le renforcement de notre aviation ». L’Élysée a confirmé que l’objectif était de mettre l’expertise française en armement au service de l’Ukraine pour lui fournir les systèmes nécessaires face à l’agression russe, répondant ainsi à l’appel réitéré du président ukrainien pour des systèmes de défense aérienne supplémentaires, au lendemain de frappes russes massives. La journée a débuté sur la base aérienne de Villacoublay, où Zelensky a pu inspecter le Rafale français, son armement, des drones, ainsi que le SAMP-T de nouvelle génération, un système capable d’intercepter un plus grand nombre de missiles que celui déjà déployé. Cette visite intervient alors que l’Ukraine a déjà signé une lettre d’intention pour l’acquisition de 100 à 150 avions suédois Gripen. La France avait déjà annoncé fin octobre la livraison prochaine de missiles Aster et de Mirage 2000 supplémentaires, dont trois des six prévus ont été remis à Kiev. L’après-midi, les deux dirigeants ont participé à un forum franco-ukrainien sur les drones, visant à consolider les coopérations industrielles et financières. L’Ukraine prévoit d’utiliser cette année plus de 4,5 millions de drones, responsables de 70 % des destructions de matériel ennemi et essentiels pour intercepter les drones Shahed russes lancés quotidiennement.
Flora HOUNSOUNOU
