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Coopération internationale : Le Burkina Faso demande le départ de la France

Burkina Faso is the largest troop contributor to MINUSMA, with a total strength of 1,723 military personnel, including 38 women. They are mainly based in the regions of Timbuktu in northern Mali and Mopti in the center. They ensure the security of logistics convoys of MINUSMA, military operations for the security of civilian populations and the protection of MINUSMA camps.

Coopération internationale :
Le Burkina Faso demande le départ de la France

Au Burkina Faso, le gouvernement a demandé aux troupes françaises de quitter son territoire selon l’Agence d’information du Burkina.
armée-française
Un mois. C’est le délai que le gouvernement burkinabè a donné aux troupes françaises pour quitter son territoire. Selon l’Agence d’information du Burkina ( AIB), le gouvernement burkinabé a dénoncé mercredi 18 janvier 2023 l’accord qui régit depuis 2018, la présence des forces armées françaises sur son territoire.
Cela dit, les forces armées françaises ont un mois à compter de cette date pour quitter le territoire burkinabè.
Il y a quelques mois, des citoyens accusant la France de maigres contributions en ce qui concerne la lutte contre des attaques terroristes ont manifesté. Ils soupçonnent le pays d’être de mèche avec les agresseurs.
Réaction de la France
Le président français Emmanuel Macron a réagi à la demande de départ des troupes françaises du Burkina Faso.
emmanuel-macronEmmanuel Macron, président français
Un ultimatum aux forces françaises pour quitter le Burkina Faso ? Macron n’y croit pas ou du moins attend des « clarifications » de la part du Capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition au Burkina Faso. Le président français Emmanuel Macron a réagi à la demande de départ des troupes françaises formulées par les autorités burkinabè. « J’attends que le président de transition Traoré puisse s’exprimer, parce que j’ai compris que les messages qui étaient sortis à ce stade relevaient d’une grande confusion, celui-ci étant en déplacement hors de la capitale », rapporte RFI.
Macron a saisi l’occasion d’une conférence organisée le dimanche 22 janvier 2023 à l’occasion du 60e anniversaire du traité de réconciliation entre la France et l’Allemagne pour se prononcer sur le supposé ultimatum donné par Ouagadougou. Une réaction qui fait suite à l’annonce de l’Agence d’information du Burkina Faso (AIB) sur une demande de départ de l’armée française du Burkina Faso. Dans sa publication, l’AIB a indiqué que les autorités burkinabè donnent un ultimatum d’un mois à la France pour retirer ses soldats. Même s’il demande de prendre l’information avec des pincettes, le président français y voit l’influence russe dans les mouvements anti-français en cours en Afrique. « Je pense qu’il faut garder beaucoup de prudence et veiller à ce qui est une spécialité de certains dans la région, qui peuvent avoir partie liée au demeurant avec ce que nous vivons en Ukraine, à savoir [que] nos amis russes ne fassent pas de manipulation », a poursuivi le président français ajoutant qu’il attend « des clarifications de la part de M. Traoré sur ce sujet ».
Par ailleurs, apprend le média français qui rapporte l’AFP, il existe une lettre dans laquelle le ministère burkinabé des Affaires étrangères « dénonce et met fin dans son entièreté à l’accord » du 17 décembre 2018 « relatif au statut des forces armées françaises ». Mais il est encore difficile de savoir si le Quai d’Orsay a reçu cette lettre ou non.

Depuis quelques semaines, les relations entre le Burkina Faso et ses partenaires sont un peu tendues. Après avoir suspendu RFI, chassé la Coordonnatrice des Nations-Unies, Ouagadougou a demandé à Paris un changement d’interlocuteur, estimant que l’actuel ambassadeur de France n’est pas « crédible ». Mieux, les manifestations contre la présence françaises deviennent de plus en plus nombreuses également dans le pays.

Source: Internet

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