Le Maire de Cotonou, Luc Gnacadja, continue de marquer de son empreinte l’arène internationale. En sa qualité de vice-président de l’Association internationale des Maires francophones (AIMF), le nouvel édile de la capitale économique béninoise a activement participé, les 8 et 9 juin, à la 107e réunion du Bureau de l’organisation à Namur, en Belgique. Ce grand rendez-vous, qui a rassemblé près d’une centaine de Maires et de représentants de métropoles de l’espace francophone à l’invitation de la bourgmestre faisant fonction de Namur, Charlotte Bazelaire, s’est articulé autour d’un enjeu crucial : la transformation des politiques publiques locales face aux crises contemporaines.
Porté à la tête de la municipalité de Cotonou en février 2026 suite à l’élection de Luc Atrokpo au Parlement, Luc Gnacadja a profité de cette tribune pour faire entendre la voix des collectivités territoriales du Sud.
Fort de son riche parcours d’architecte, d’ancien Ministre béninois de l’Environnement et d’ex-secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, il a vigoureusement plaidé pour une refonte de la coopération internationale. Pour l’édile, également Président de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB), les partenariats mondiaux doivent désormais se fonder sur une co-construction réelle et sur la reconnaissance des villes comme des acteurs majeurs du développement, rappelant avec acuité que si « les crises sont mondiales dans leurs causes, elles sont locales dans leurs conséquences ».
Durant ces deux jours de travaux intensifs, les discussions de l’instance de gouvernance de l’AIMF ont balayé des thématiques interconnectées telles que le défi climatique, la transition numérique, la mobilité urbaine et l’emploi des jeunes. La rencontre namuroise a également été marquée par la première séance de la toute nouvelle commission consacrée à la précarité sociale, un sujet au cœur des préoccupations des municipalités face à l’inflation et aux inégalités croissantes. En marge des sessions plénières, l’événement a par ailleurs servi de cadre à la signature d’un accord bilatéral stratégique entre les villes de Namur et de Québec pour la période 2026-2029.
Opérateur central de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour la coopération décentralisée depuis sa création en 1979, l’AIMF regroupe aujourd’hui 325 villes issues de 54 pays et finance de nombreux projets de services essentiels et de gouvernance locale. À l’issue de ce sommet belge réussi, le réseau des maires francophones a d’ores et déjà les yeux tournés vers sa prochaine grande messe institutionnelle. Les délégués se sont donné rendez-vous à Casablanca, au Maroc, du 7 au 10 décembre 2026, pour le 46e Congrès international de l’association, où les chantiers ouverts à Namur devront se traduire en actions concrètes sur le terrain.
Flora HOUNSOUNOU
