Dans le cadre de la modernisation de la gouvernance locale au Bénin, le président de la République, Patrice Talon, a procédé à la nomination des membres du Conseil d’administration du tout nouveau Fonds d’Investissement Communal (FIC). Cette décision marque le coup d’envoi officiel de l’opérationnalisation de cet instrument stratégique, conçu pour transformer en profondeur le financement et l’accompagnement des collectivités territoriales. Créé par le décret n°2025-567 du 17 septembre 2025, le FIC succède officiellement au Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADeC) avec l’ambition claire de dynamiser les investissements à la base, d’optimiser la gestion financière des municipalités et de soutenir activement la transition énergétique ainsi que le développement durable.
Pour piloter cette transition majeure, un Conseil d’administration multisectoriel de six membres a été constitué pour un mandat de trois ans. À sa tête, Albert Montcho, représentant du ministère de l’Économie et des Finances, assure la présidence avec la lourde tâche de veiller au respect des orientations stratégiques du Fonds. Il sera épaulé par des cadres issus de divers ministères clés, notamment Monhévèdo Prince Audrey Sohou pour l’Économie et les Finances, Comlanvi Alain Honou pour la Présidence de la République, Comlan B. Thierry Tonassoumi Tonou pour la Décentralisation, et Mémanton Boni Yalla pour le Cadre de vie et les Transports. Les collectivités locales, quant à elles, y trouvent une voix directe grâce à deux maires désignés par l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB), à savoir Luc Gnacadja pour Cotonou et Christian Houétchénou pour Ouidah.
Au-delà de sa structure administrative, le FIC se veut un véritable levier technique et financier pour les communes béninoises. En plus de redistribuer de manière équitable les ressources fiscales locales et douanières, le Fonds fournira une assistance technique pointue et des outils financiers innovants pour concrétiser des projets structurants à fort impact social. D’ores et déjà doté d’une enveloppe de démarrage de 100 millions de francs CFA, ce nouveau mécanisme a vocation à mobiliser des financements bien plus conséquents, ouvrant ainsi une ère nouvelle pour l’autonomie financière des communes et la qualité des services publics offerts aux populations.
Flora HOUNSOUNOU
