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Bénin: voici les premiers à se faire évaluer, selon Laurent Faton

Laurent Faton, Secrétaire adjoint à l’économie numérique des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) s’oppose à l’évaluation diagnostique à laquelle le gouvernement entend soumettre les enseignants. A travers son post, le jeune opposant au régime de la rupture pense que les premiers à se faire évaluer sont les formateurs et non les enseignants.

«Ce qui se passe avec les enseignants en général et les reversés de 2008 en particulier est d’une gravité singulière et frise la mauvaise foi doublée d’une mesquinerie à nulle autre pareille», dénonce Laurent Faton. Pour le Secrétaire adjoint à l’économie numérique des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe), ce serait « irresponsable » de sa part de ne pas se prononcer sur cette évaluation qui fait grand bruit depuis son annonce par le gouvernement.

Car, souligne-t-il, «avant d’être un acteur politique, je suis un enseignant et j’ai enseigné durant une dizaine d’années au secondaire. Normalement, je devrais être de cette promotion des reversés de 2008, mais j’ai choisi de ne pas l’être pour des raisons personnelles».

Mieux, ajoute-t-il : «parmi ceux qui sont aujourd’hui à la barre des « sauveurs » du système éducatif national figurent beaucoup de mes collègues, des amis et des frères avec qui j’ai partagé la passion et la misère de l’enseignement. J’ai aussi eu la chance de suivre de près toutes les étapes de leur carrière, sur les nombreuses formations de mise à niveau qu’ils ont suivies dans les différentes écoles normales de notre pays. J’ai aussi la preuve qu’ils ont été formés par ceux qui les qualifient aujourd’hui de tous les noms d’enfer».

PORT AUTONOME DE COTONOU

Selon lui, les évaluations doivent commencer d’abord par les formateurs qui auraient failli à leurs missions. «Qu’est-ce qui a donc changé pour que les formateurs d’hier ne reconnaissent plus leurs apprenants aujourd’hui ? Ce sont-ils subitement rendus compte qu’ils n’avaient pas la compétence requise pour former les reversés de 2008 ? Ont-ils reçu de nouvelles formations en pédagogie qui remettent désormais en cause leurs anciennes connaissances?», s’interroge Laure Faton.

Aussi, dénonce-t-il l’irresponsabilité de l’État qui, selon lui, renie ses enseignants qu’il a fait former durant des années et avec qui il a pris des engagements depuis 11 ans. « … l’Etat aura reconnu les avoir mal formés. Donc, l’État béninois a consciemment détruit leur avenir. Dans ce cas, il faudra aussi les retourner sur les bancs pour une formation de mise à niveau », s’insurge le jeune opposant.

Il na pas manqué de rappeler quelques actions à entreprendre au cours de la période 2016-2021 annoncées dans le Programme d’actions du gouvernement. Il s’agit entre autres, de la construction d’infrastructures; de l’équipement des établissements, de la formation des enseignants, du contrôle de la qualité des apprentissages et du développement de la recherche.

Pour finir, il invite le gouvernement à abandonner l’évaluation et à soutenir autrement les enseignants qui ne demandent que le minimum et un peu d’accompagnement pour mieux accomplir leur sacerdoce.

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