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Bénin: Anselme Amoussou consterné contre l’envoi des apprenants face au danger

Le secrétaire général de la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin), Anselme Amoussou, est consterné par la décision du Conseil des ministres, relative à la reprise des classes. Il craint que les conditions ne soient réunies pour garantir la sécurité sanitaire des apprenants.

Dans une publication sur sa page Facebook, le secrétaire général de la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin), le syndicaliste Anselme Amoussou, émet des réserves, quant à la reprise des cours pour une catégorie d’apprenants à partir du lundi 11 mai 2020. « Je suis consterné par cette analyse et cette décision des membres du gouvernement. Faut-il rappeler que ce Conseil des ministres s’est tenu en visioconférence comme c’est le cas depuis le début de la pandémie« , peut-on lire dans la publication. Le syndicaliste déplore le fait que les membres du gouvernement se soient tenus à distance de sécurité, les uns des autres, pour décider d’envoyer les élèves se mettre en danger, dans les classes à effectifs pléthoriques et dans les cours de récréation des écoles publiques, qui n’ont pas reçu les subventions pour faire face aux dépenses urgentes, nécessaires aux mesures minimum de sécurité.

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Pour le syndicaliste, il est impossible de faire respecter les mesures de distanciation sociale et d’interdiction des regroupements à plus de 50 personnes, dans la plupart des établissements secondaires de notre pays. « Le port systématique de masques et le dépistage dit progressif des seuls enseignants n’assurent aucune garantie de sécurité pour les usagers des écoles. Quid de la disponibilité en nombre suffisant des dispositifs de lavage de mains ? Quid du dépistage des apprenants ?« , fait-il savoir dans sa publication. A en croire Anselme Amoussou, la décision rendue en Conseil des ministres est truffée de contradictions. Quelle est la différence entre un regroupement de campagne électorale interdit et une cour de récréation d’un établissement scolaire ? Quel est le plus dangereux entre la circulation des bus et un attroupement d’élèves de classes pléthoriques de 6è, 5è ou 4è ? Comment peut-on interdire la célébration des cultes et autoriser une reprise entière des classes pour les collèges de 3 000 élèves confinés sur des espaces réduits de quelques mètres carrés ?, s’est interrogé le responsable syndical.

Quid de la reprise des classes intermédiaires ? 

Le secrétaire général de la CSA-Bénin ne comprend pas la logique pédagogique qui a conduit à fixer, en août, la reprise des cours pour les classes intermédiaires du primaire. « De mars à août, cinq mois de discontinuité scolaire pour ces petits enfants sans aucun dispositif de secours. Puis en août, quelques jours de classes avant une évaluation incongrue. Sans oublier les aléas du climat. En août, nombre d’écoles sont inaccessibles. », fait-il savoir. Il déplore, par ailleurs, le silence du gouvernement sur la situation des enseignants des classes intermédiaires, contraints à des vacances anticipés après un long moment de congé. « Sur l’anticipation attendue pour l’organisation des examens de fin d’année dans moins de deux mois, le gouvernement est resté curieusement muet. Je plains les chefs d’établissement qui vont faire face à un casse-tête insurmontable. », affirme-t-il. Le syndicaliste conclut en affirmant que le gouvernement est responsable du bien-être social et sanitaire des citoyens. Mais chaque parent est responsable de la sécurité de ses enfants.

source : Bénin web tv

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