Le Junte militaire au pouvoir au Mali a nommé ce jeudi, le général Abdoulaye Maïga, au poste de Premier Ministre . Ceci en remplacement du civil Choguel Kokalla Maïga, en poste depuis juin 2021, limogé la veille après avoir critiqué violemment le régime. « Le général de division Abdoulaye Maïga est nommé Premier ministre », souligne un décret du chef de la junte, le général Assimi Goïta, lu par le secrétaire général de la présidence, Alfousseyni Diawara. Ancien porte-parole du gouvernement, Abdoulaye Maïga ne figurait pas initialement dans le premier cercle des colonels qui ont renversé le Président de la République en août 2020. Il s’est rapidement rallié à eux et a réussi à les convaincre. Il faut rappeler que, à partir d’août 2022, Abdoulaye Maïga avait déjà occupé cette fonction de Premier Ministre par intérim pendant trois mois en remplacement de Choguel Maïga, absent après un séjour à l’hôpital à la suite d’un malaise cardiaque. Le général Abdoulaye Maïga cumule avec son nouveau poste ses anciennes fonctions de chargé du portefeuille de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.
Qui est le Général Abdoulaye Maïga:
Abdoulaye Maïga, né le 12 mai 1981 à Bamako, est un officier malien.
Depuis le coup d’état intervenu en 2020, il a été Ministre de la décentralisation et de l’administration territoriale, porte parole du gouvernement de transition. Puis Ministre d’état avec les mêmes attributions et a assumé par le passé l’intérim du Premier Ministre Choguel Maïga.
Il est nommé Premier ministre du mali depuis ce 21 novembre 2024.
Il ne fait pas partie du groupe d’officiers qui a pris le pouvoir lors du coup d’État d’août 2020, mais il est considéré comme très proche du général Asmi Goïta.
Le 24 septembre 2022, il critique violemment le gouvernement français à la tribune de l’ONU, estimant, après le retrait des militaires français de l’opération Barkhane, que le Mali avait été « poignardé dans le dos par les autorités françaises ». Il salue en revanche « les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie ».
Il a également sévèrement critiqué plusieurs responsables africains, comme le Président nigérien Mohamed Bazoum, qu’il a accusé de ne pas être Nigérien, ou le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara, en l’accusant de la « manœuvre » lui permettant de « conserver le pouvoir pour lui seul et son clan » en changeant la constitution pour obtenir un troisième mandat. Il a également reproché au Président en exercice de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embaló, son « mimétisme » vis-à-vis des Nations unies.
Le 24 février 2024, il assiste à la séance de dédicace du livre, Mali : le défi du terrorisme en Afrique, écrit par son ami et camarade de promotion Alpha Yaya Sangaré. Le 02 mars 2024, ce dernier est arrêté et Aboulaye Maïga publie un communiqué pour prendre ses distances avec lui et son ouvrage critique des forces armées maliennes (FAMa).
Mick de BADAR
(Sources internet)
