Après les résultats provisoires de la présidentielle du 12 avril : Romuald Wadagni sort du silence

Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale nationale autonome (CENA), Romuald Wadagni a brisé le silence pour s’adresser aux Béninois pour la première fois en tant que président élu. Crédité d’un score écrasant de 94,05 % des suffrages lors du scrutin du 12 avril 2026, le successeur désigné de Patrice Talon a choisi la sobriété des réseaux sociaux pour exprimer sa gratitude. Loin de l’euphorie, c’est avec « humilité » qu’il a accueilli ce plébiscite, y voyant avant tout le fruit d’une mobilisation collective incluant les partis politiques, la société civile, les syndicats et la diaspora.
Dans ce message inaugural, le futur chef de l’État a immédiatement tracé le cap de son action, plaçant son septennat sous le signe de « l’unité nationale ». Pour Romuald Wadagni, l’ampleur de sa victoire reflète une volonté populaire de cohésion face aux enjeux cruciaux qui attendent le pays. Il a d’ailleurs salué l’élégance républicaine de son rival, Paul Hounkpè, dont la reconnaissance rapide de la défaite a grandement participé à la sérénité du climat post-électoral. Cette main tendue symbolique préfigure la volonté d’apaisement portée par le nouveau président.
Cependant, le président élu hérite d’un carnet de route chargé. Si le score est massif, les attentes sociales le sont tout autant : du pouvoir d’achat à l’accès aux soins, en passant par l’impératif sécuritaire dans le Nord du pays, les chantiers sont monumentaux. Cinquième président depuis le renouveau démocratique de 1990, il devra transformer cet élan électoral en réformes palpables pour le quotidien des citoyens. En attendant la validation définitive de la Cour constitutionnelle, Romuald Wadagni se prépare déjà à endosser le costume de garant de la stabilité et du développement pour les sept prochaines années.

Flora HOUNSOUNOU

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