Le Quai d’Orsay a officiellement recommandé aux ressortissants français présents au Mali de quitter temporairement le pays « dès que les conditions le permettent ». Cette annonce, survenue dans le sillage des attaques coordonnées du 25 avril 2026 contre plusieurs villes maliennes, témoigne de l’inquiétude grandissante de Paris face à une situation sécuritaire jugée particulièrement instable. Selon le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, ce contexte de fortes tensions et de risques élevés, touchant désormais jusqu’à la capitale Bamako, impose une vigilance accrue pour la sécurité des expatriés.
Bien qu’il ne s’agisse pas d’une mesure d’évacuation obligatoire, les autorités françaises incitent fermement leurs concitoyens à emprunter les vols commerciaux encore disponibles pour réduire leur exposition à d’éventuels incidents. Parallèlement, tout déplacement vers le Mali est désormais formellement déconseillé. Sur place, l’ambassade de France à Bamako reste mobilisée pour orienter et accompagner les ressortissants qui choisissent de suivre cette consigne de prudence, alors que le climat général demeure marqué par une imprévisibilité totale.
Cette recommandation de départ volontaire souligne la dégradation des rapports sécuritaires dans la région et le caractère évolutif de la menace sur le terrain. Le ministère invite par ailleurs les citoyens français à une veille constante des canaux officiels, rappelant que la sécurité dans les zones de conflit peut basculer rapidement. En préconisant ce retrait préventif, la diplomatie française cherche à anticiper une possible escalade de la violence alors que les opérations militaires et les revendications jihadistes se multiplient à travers le territoire malien.
Flora HOUNSOUNOU
