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Animation de la vie politique : Que veut Richard Boni ? que peut il ? (Entretien du Président du Parti Le Libéral sur Canal 3 Bénin: Ni mouvancier, ni de l’opposition ? )

Le Président du Parti Le Libéral, Richard Boni Orou s’est prononcé chez nos confrères de la télévision Canal 3 . De la création du Parti Le Libéral, du bilan du Président Patrice Talon, de la réforme du système partisan et les libertés syndicales, le tour d’horizon a été fait et le moins que l’on puisse dire, est qu’il difficile de situer l’homme venu du Canada.
Malgré qu’il affirme que : « le Parti Le Libéral est né pour apporter une offre totale différente ». Richard Boni Ouorou poursuit en signalant : « Je n’ai aucune prétention de porter un précepte occidental au Bénin . Je parle de libéralisme adaptée à nos réalités ». Pour lui : « le libéralisme ne date pas d’aujourd’hui . Importer un concept du Canada, non. Il reconnaît que les réalités entre le Bénin et le Canada ne sont pas les mêmes. Nous n’avons pas la même culture et encore moins la même maturité économique et politique. Mais nous pouvons partir du libéralisme occidental pour l’adapter à nos réalités afin qu’il puisse générer un bien pour le peuple béninois ».
Du lien avec le Parti du Président Yayi Boni, Richard Boni Ouorou n’entend pas traiter avec Les Démocrates si les choses demeurent telles qu’elles sont. Il a donné l’exemple des récentes actualités où Les Démocrates ont organisé une messe à l’intention des exilés et détenus politiques. Pour le Président du Parti Le Libéral, Les Démocrates laissent de côté les débats sérieux pour les « m’as tu vu ». Il a également évoqué le clivage Yayi -Talon comme une forme de neutralité. Il a par la même occasion déploré une forme d’hypocrisie qui est souvent maquillée.
Au sujet du bilan du Président de la république, Patrice Talon, Richard Boni Ouorou estime que ce le bilan est mitigé. Selon lui, il y a une économie qui se veut dynamique. La croissance n’est pas équilibré. Il y a des améliorations à faire.
Au niveau de la représentativité du Bénin, il y a un travail à faire, dit-il. Certes, il reconnaît qu’il y a des efforts qui sont faits. Il y a le secteur cotonnier qui file de la croissance et le tourisme.
Pour ce qui est de la réformes du système partisan, Richard Boni Ouorou pense qu’on ne peut pas réformer une théorie par une réforme. Pour lui, le système partisan est une théorie politique. C’est quelqu’un qui a écrit cette réforme, a-t-il dit. Le mieux pour lui, est de s’adresser aux législateurs et non au gouvernement.
Pour lui : « Une réforme telle qu’elle est et qui définit des mouvements et qui met en périphérie d’autres, refuser carrément à d’autres de ne pas venir sur la scène politique, cette réforme de mon point de vue est à reprendre totalement sur la forme et le fonds ».

S’agissant du code électoral avec le débat qui est animé autour, « il tend à tuer l’initiative. Elle doit plutôt susciter la confiance de la population ». Il renchérit : « Je suis pour un débat constructif , apaisé sans aucune violence; que nous allions à la table de négociation et de la révision de ce code pour que dans une démarche consensuelle, nous puissions en tirer le potentiel et prendre des décisions pour régler cette question pour une fois de bon ».
A la question de savoir qu’est ce qui dérange, le Président du Parti Le Libéral évoque les 20% qui, dit-il, « sont irréalistes car « les statistiques sont claires ».
«Les questions de restriction des libertés syndicales ne datent pas d’aujourd’hui», selon le Président du Le Libéral.
« Est ce nous avions été toujours en démocratie », se demande t-il. Il explique par ailleurs que « la liberté démocratique ne se limite pas seulement à la liberté d’expression». Le Président du Parti Le Libéral persiste et signe: « les problèmes de restriction des libertés ont été constatés sous le régime de Boni Yayi. Son parti n’est pas resté insensible suite à l’arrestation de Kassa Mampo. » «Nous avons tout de suite dit qu’il fallait faire un communiqué pour alerter sur ces genres de dérives. Mais, nous avions appris fort heureusement quelques heures après qu’ils ont été relâchés », a fait savoir Richard Boni Ouorou. Et d’ajouter : « nous ne marchons pas à l’émotion, même si sur des questions de libertés, nous avons beaucoup à reprocher à Patrice Talon, cela ne veut pas dire sur toutes les questions, il faut sauter automatiquement. Nous ne prenons pas des décisions sur lesquelles, nous allons nous retarder pour dire après, excusez-nous », fait savoir Richard Boni Ouorou.
Pour mettre fin à la restriction des libertés, suggère le Président du Parti Le Libéral, « il faut évincer des débats politiques toutes les personnes qui ont perdu toutes notions de politiques responsables. Sortir les luttes personnelles de l’espace politique et mettre un système politique pour les intérêts de la nation ».
Après le tour d’horizon et les réponses données par le Président du Parti Le Libéral, l’autre grande question est celle de savoir où se situe exactement le nouveau Parti et son leader sur l’échiquier politique national ? Vivement que Richard Boni Ouorou situe l’opinion.

Mesmin Afanou