Les parties civiles au procès de Thomas Sankara, après l’énoncé du verdict, se sont dirigées vers le mémorial Thomas Sankara. Durant tout le trajet, c’est aux cris de « la patrie ou la mort, nous vaincrons », devise galvanisateur du panafricaniste à son vivant, et de chants révolutionnaires que les gens ont acclamé le cortège. Au mémorial, un hommage a été rendu au capitaine Thomas Sankara sur le site même, où le 15 octobre 1987, il a été assassiné alors qu’il était en réunion.
Toute la jeunesse se réclamant de l’idéal sankariste a salué la mémoire des 29 personnes, civils ou militaires, tués, avant, pendant et après le coup d’Etat du 15 octobre 1987. Une gerbe de fleur a été déposée devant le bâtiment où le père de la révolution a été assassiné. Le porte-parole des jeunes, Sampawemdé Ouedraogo, a rendu un hommage à l’ensemble des personnes assassinées ce jour là tout en souhaitant une poursuite à l’encontre des complices de l’assassinat de Sankara, au plan International.
<< Nous, jeunes héritiers, encourageons la justice à engager dans la foulée l’instruction du volet de la complicité internationale dans l’assassinat du président Sankara. Nous porterons à compter d’aujourd’hui, le deuil de nos 29 héros tombés pour la révolution jusqu’à ce que des funérailles nationales soient organisées >>. De même, le président du comité international mémorial Thomas Sankara, a salué cette mobilisation des jeunes venus de plusieurs mouvements et partis Sankaristes.
Pour lui, ce jour marque la renaissance du président Thomas Sankara. << C’est le jour de renaissance de Thomas Sankara, parce qu’il est en chacun de vous. Et je vous invite donc à plonger dedans pour qu’au-delà de la manifestation du Sankarisme déclaratif, il y ait une Sankarisme d’action >>, a souhaité le président du comité international mémorial Thomas Sankara.
Aristocrate Goussikinde
