Les semaines à venir s’annoncent particulièrement intenses et décisives pour l’avenir judiciaire de l’activiste panafricaniste Kemi Seba. Actuellement maintenu en détention préventive en Afrique du Sud après son arrestation à Pretoria, le sort du président de l’ONG Urgences Panafricanistes est désormais suspendu à deux rendez-vous judiciaires cruciaux devant les tribunaux sud-africains.
Le premier acte majeur de ce feuilleton juridico-politique se jouera le vendredi 14 juin 2026. La justice sud-africaine se penchera sur l’examen minutieux de la demande formelle d’extradition introduite par les autorités béninoises. Visé par des mandats d’arrêt internationaux émis par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) notamment pour des accusations d’atteinte à la sûreté de l’État et de blanchiment de capitaux, Kemi Seba verra la recevabilité légale de son transfèrement vers Cotonou débattue en profondeur par les magistrats.
Le second point culminant de cet agenda judiciaire est fixé au mardi 18 juin 2026. C’est à cette date que la juridiction compétente rendra sa décision concernant la demande de mise en liberté sous caution déposée par les conseils de l’activiste. Déjà reportée par le tribunal sud-africain, cette décision devra arbitrer entre les infractions aux lois sur l’immigration qui lui sont reprochées localement pour défaut de visa valide, et les lourdes exigences de la procédure d’extradition demandée par le Bénin.
Marie Immaculée VODOUNSI
