La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans l’affaire impliquant la journaliste Angela KPEIDJA, poursuivie pour harcèlement par voie électronique. Reconnue coupable, l’ancienne cheffe du service web de la télévision nationale a écopé d’une peine de douze mois de prison ferme, assortie d’une lourde sanction financière.
Cette condamnation fait suite à une série de publications diffusées par la professionnelle des médias sur le réseau social Facebook. Ces écrits étaient directement liés à la tentative de coup d’État déjoué du 7 décembre 2025 au Bénin. Le parquet spécial a estimé que ces partages d’informations portaient atteinte à la sécurité de l’État et s’apparentaient à une apologie du putsch manqué, justifiant ainsi la rigueur de la sentence pénale.
En plus de la détention et de l’amende imposée à la prévenue, les juges de la juridiction spéciale ont prononcé la saisie définitive des outils de communication ayant servi à la commission de l’infraction. Connue pour ses combats citoyens et son engagement de premier plan contre les violences basées sur le genre en milieu professionnel, cette figure médiatique voit ainsi son destin basculer derrière les barreaux.
Marie Immaculée VODOUNSI.
